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lundi 7 juin 2010

En route vers notre 2ème agrément toujours pour notre 1ère adoption

Ca y est nous avons terminé nos entretiens en vue d'obtenir notre agrément. Il y en a eu 4 en tout : 2 avec l'assitante sociale et 2 avec la psychologue de l'Aide Sociale à l'Enfance des Yvelines (ASE) en charge des questions de l'adoption. Le dernier entretien ayant eu lieu le 1er juin.

Dans l'ensemble, ces entretiens se sont bien passés et nous avons un avis favorable qui sera présenté à la commission qui est en charge de délivrer l'agrément d'adoption (qui, nous le rappellons, est d'une validité de 5 ans... c'est pourquoi nous avons dû refaire ces démarches une 2ème fois).

Nous (Nathalie) avons déposé en main propre notre dossier de demande d'agrément (contenant de nombreux documents administratifs) vendredi 5 juin en espérant qu'il soit évalué par la commission de fin juin... sinon ce sera celle de septembre (il n'y en a pas en juillet et août dans les Yvelines). L'objectif est d'obtenir notre agrément avant le 11 juillet 2010, date à laquelle la validité de notre agrément actuel s'achève (et oui déjà 5 ans !!!), afin d'éviter d'avoir une rupture d'agrément qui poserait problème si nous obtenons l'attribution pendant cette période. Cependant, l'ASE des Yvelines nous a rassuré : si nous ne passons pas sur la commission de juin, nous aurons vraisemblablement une extension de durée de notre agrément actuel.

Voilà une autre étape de franchie... même si, il y a 5 ans, nous imaginions plutôt refaire ces démarches pour une 2ème adoption... et non toujours une 1ère adoption (grrrrr).
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jeudi 12 novembre 2009

Cultiver l’attachement ou l’art d’être un parent-jardinier


Voici un lien vers un article s'appuyant sur une métaphore du jardinage afin d'expliquer la question de l'attachement.

http://www.quebecadoption.net/adoption/postadopt/attachement2.html


Voici un extrait :

Pour cultiver l’attachement, il vous faudra 4 ingrédients principaux :

  • Le jardinier (le parent lui-même)
  • La plante elle-même (l’enfant que la vie vous confie)
  • La saison où on plantera (où en est l’enfant dans les saisons de l’attachement, les fenêtres d’opportunité de l’attachement)
  • La météo (c’est-à-dire les circonstances extérieures qui peuvent favoriser l’attachement ou lui nuire)

Bonne lecture !
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dimanche 26 octobre 2008

Adoption : comment éviter l’échec ?

Aujourd'hui, une émission sur France 3 à 17h10 :


Adoption : comment éviter l’échec ?

En France, près de 30 000 familles en mal d’enfants attendent de pouvoir réaliser leur rêve : adopter.

En 2007, 4000 enfants ont été adoptés, pour la majorité à l’étranger.

Ces enfants, abandonnés par leurs parents biologiques, retirés de leur pays natal et de leur culture, grandissent entourés de soins et d’amour.

Mais quand l’enfant prend conscience de son histoire, le rêve de ces familles peut se transformer en profond désarroi. Mal-être, agressivité, rancune : leur enfant les rejette et s’interroge sur ses origines. Parfois même, la rupture est totale à l’âge adulte.
  • Pourquoi tant de difficultés resurgissent-elles à l’adolescence ?
  • Comment rassurer ces enfants et consolider le lien de l’adoption ?
  • Quelle attitude les parents doivent-ils adopter face au comportement dangereux de leurs ados ?
Autant de questions auxquelles répondra le Pr Marcel Rufo dans « Le mieux c’est d’en parler », le dimanche 26 octobre à 17h10 sur France 3.

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dimanche 4 mai 2008

Le blog du Docteur Jean-Vital de Monléon

Un nouveau blog forcément très intéressant puisqu'il s'agit de celui du Docteur Jean-Vital de Monléon.

http://leblogdeladoption.blogspot.com/

Pour ceux qui ne le connaisse pas encore, le mieux est de le laisser se présenter en reprenant ses mots : "42 ans, marié et père de 5 enfants, dont 3 adoptés. Pédiatre au CHU de Dijon, j'ai fondé en juin 1999, la Consultation d'Adoption Outremer. Première consultation de France pour l'accueil et l'accompagnement pour les enfants adoptés, qui permet le suivi de 1300 enfants. Chercheur en anthropologie, spécialisé dans les adoptions dans d'autres cultures et tout particulièrement aux Iles sous le Vent (Polynésie Française). Auteur de : Les deux Mamans de Petirou (éditions Gautier-Languereau, 2001) avec des dessins de Rebecca Dautremer. Naître là-bas, Grandir ici (édtions Belin 2003). Membre du Conseil Supérieur de l'Adoption."

Lecture très conseillée.

lundi 25 février 2008

Des nouvelles de Jean-Marie Colombani

Des critères plus stricts pour redynamiser l'adoption
Les conditions requises pour accueillir un enfant pourraient être homogénéisées. Jean-Marie Colombani va remettre ses trente propositions.

Alors que la demande des familles est de plus en plus forte, les chiffres de l'adoption ne cessent de décroître : seuls 3 162 enfants étrangers ont été adoptés par des Français en 2007 contre 3 977 en 2006, soit une baisse de 20,5 %. Un paradoxe encore plus frappant quand on confronte le total des adoptions l'an passé, 3 800 (compte tenu des quelque 700 adoptions en France), aux 8 000 agréments attribués la même année. Autrement dit, moins de la moitié des couples qui détiennent un agrément se voient confier un enfant. Et il y aurait aujourd'hui pas moins de 35 000 agréments en cours de validité.

Un problème de taille qui soulève la question des conditions d'attribution de l'agrément. Pourquoi les conseils généraux, qui les délivrent, ne comptabilisent que 10 % de refus, se demandent certains spécialistes qui parlent d'«une spécificité française». Sans doute parce qu'ils ne disposent pas de critères d'attribution objectifs. En effet, si la récente loi de 2005 a uniformisé le formulaire administratif d'agrément en imposant le même sur tout le territoire, «elle n'a pas touché au fond», relève la responsable en matière d'adoption d'un conseil général du sud de la France. «Cent départements, cent façons de faire de l'adoption ! Il faut homogénéiser tout ça», constate Raphaëlle Cavalier, la responsable de l'unité adoption et droits de l'enfant au département du Nord. « Car ce n'est pas normal que des adoptants soient différemment traités selon qu'ils sont à Paris ou à Châteauroux.» «Objectiver» les critères de l'agrément, c'est précisément l'une des pistes majeures de la réflexion de l'ex-directeur du journal Le Monde, Jean-Marie Colombani, qui, chargé de mission par le président de la République en novembre dernier, doit livrer un rapport assorti de 30 propositions pour redynamiser l'adoption.

Imposer une limite d'âge

Entre autres redéfinitions, comme la détermination du nombre d'entretiens obligatoires des adoptants avec un psychologue, actuellement variable selon les régions, il serait question d'imposer une limite maximale à l'écart d'âge entre l'adoptant et l'enfant. «On voit trop d'abus», confie Raphaëlle Cavalier, qui a récemment retoqué la demande d'un homme de 74 ans. «Rien ne l'interdisant dans la loi, nous avons dû biaiser pour justifier ce refus», regrette-t-elle. En France, 15 % des adoptions sont faites par des gens de 50 ans et plus. Un pourcentage fort qui s'explique par la longueur des parcours médicaux pour traiter la stérilité des couples. Plus radicale, la Suède, elle, est en train de fixer une limite d'âge à 42 ans pour adopter. Surtout, «il est capital d'informer les adoptants», demandent expressément nombre de conseils généraux. «L'adoption est souvent idéalisée, trop de familles ignorent sa réalité, les besoins, les spécificités et les difficultés de l'enfant adopté», souligne Raphaëlle Cavalier. Une demande que pourrait bien retenir le rapport présenté par l'ex-président du di-rectoire de la SA Le Monde, qui veut par ailleurs favoriser l'adoption des pupilles de la nation pour regonfler les chiffres de l'adoption. En effet, seuls 800 petits Français ont été adoptés l'an dernier alors que nombre des 140 000 qui végètent dans des placements longue durée de l'Aide sociale à l'enfance pourraient l'être.

Source : Le Figaro du 25 février 2008
Delphine de Mallevoüe


A notre avis, cet article du Figaro est tendancieux sur quelques points :
  • sur le refus d'agrément, doit on comprendre qu'il n'y a pas assez de refus d'agrément (10%) ou alors que la procédure de demande d'agrément n'est pas pertinente ? Dans ce dernier cas elle pourrait être évitée afin d'accélerer le processus (9 mois miminum de gagné) .

  • sur des critères plus stricts, doit on comprendre que la France doit moins adopter ? L'exemple pour justifier la limite d'âge met en situation un monsieur de 74 ans (comme si c'était courant !!!) par rapport à un pays qui limite l'âge à 42 ans... un peu excessif, n'est il pas ?

  • sur l'adoption de pupilles de l'état, l'article oublie de mentionner que sur "les 140 000 enfants qui végètent (quel mot horrible par ailleurs) dans des placements longue durée de l'Aide sociale à l'enfance", très peu sont adoptables... par exemple parce qu'ils ne sont pas abandonnés par leurs parents de naissance (et ce même s'ils ne s'en occupent plus), ou alors parce qu'ils sont trop agés (il peut s'agir d'adolescents), ou encore parce qu'ils ont connus des parcours très mouvementés (pour ne pas dire difficiles) rendant le succès d'une adoption très aléatoire - tous les enfants ne sont pas adoptables (on ne vous conseille que trop de lire le Professeur Chicoine), etc... Croyez nous, les adoptants sont largement ouverts aux pupilles de l'état !!!
Par contre, nous avons appréciés quelques passages de l'article que nous avons surlignés en gras rouge dans le texte.

dimanche 24 février 2008

Adoption internationale : statistiques 2007

Le nombre total d’enfants adoptés à l’étranger par des familles françaises au titre de l’année 2007 s’est élevé à 3 162. Ce chiffre est en diminution de 20,5 % par rapport aux 3 977 adoptions de 2006.

Les enfants adoptés par des familles en France en 2007 sont originaires de 74 pays, alors qu’ils venaient de 69 pays en 2006.

Adoption internationale : chiffres 2007

L’importante diminution de 815 du nombre d’enfants adoptés à l’étranger s’explique essentiellement par :
  • la fin des procédures d’adoptions individuelles au Vietnam (- 474 enfants),
  • le renforcement des contrôles mis en place par les autorités d’Haïti (- 168 enfants),
  • l’allongement du délai des procédures locales en Chine (- 138 enfants),
  • la mise en place de la procédure conforme à la Convention de La Haye à Madagascar (- 55 enfants).

Les adoptions individuelles, soit 37,9%, représentent une part nettement inférieure à celle de 2006 (48,8%), les adoptions par Organismes agréés pour l’adoption (OAA), soit 41,8%, sont sensiblement supérieures à 2006 (36,6 %), et l’Agence française pour l’adoption (AFA), nouvel opérateur, accompagne, avec une part de 19%, une proportion plus importante de procédures que l’Autorité centrale en 2006 (14,6%).


En 2007, comme en 2006, les 10 premiers pays représentent plus de 75 % des adoptions réalisées : 79,5 % en 2006, 76,3 % en 2007.

L’Ethiopie devient le premier pays d’origine avec 417 adoptions, suivi par Haïti (403), la Russie (402), la Colombie (375), puis le Vietnam (268) passant du 1er rang en 2006 au 5ème rang en 2007. Le nombre d’adoptions augmente de façon notable en Colombie (de 321 à 375), monte sensiblement au Mali (de 109 à 135) et demeure en légère hausse en Ethiopie (de 408 à 417) ainsi qu’en Russie (de 397 à 402), alors qu’il diminue nettement en Haïti (de 571 à 403) et en Chine (de 314 à 176).

Les adoptions internationales en 2007 se caractérisent également par une répartition géographique assez différente de celle de 2006. En effet l’Afrique devient le premier continent avec 30% ( 25% en 2006), puis les Amériques/Caraïbes suivent avec 28% des adoptions (26 % en 2006). La part des enfants originaires d’Asie est en nette diminution avec 21 % (32 % en 2006), alors que l’Europe représente 21 % (17% en 2006).

De plus en plus de pays d’origine des enfants adoptés développent des dispositifs de protection de l’enfance et souhaitent sécuriser les procédures d’adoption en interdisant les démarches individuelles. Une telle démarche, conforme aux engagements internationaux de la France, ne peut recueillir que l’adhésion de tous.

C’est notamment en raison de cette évolution du contexte de l’adoption internationale que l’Agence française de l’adoption (AFA) a été créée par la loi du 4 juillet 2005 pour renforcer les capacités d’accompagnement des adoptants dans leurs démarches à l’étranger et leur garantir des procédures plus sûres. Elle a dans ce cadre pour mission d’accompagner toute personne qui ne peut être prise en charge par un organisme autorisé pour l’adoption. Ses missions sont assurées dans le respect des principes de neutralité et d’égalité. Toutefois, comme tout organisme intermédiaire pour l’adoption, elle est dépendante des évolutions de l’adoption internationale, qui a accusé en 2007 une tendance générale à la baisse, déjà amorcée au cours de l’année 2006.

S’agissant des délais de procédure en matière d’adoption internationale, les organismes français sont confrontés, dans un contexte de demande mondiale croissante, aux règles posées par les pays d’origine, telles que la fréquence et le nombre pour l’envoi de dossiers, ou les contraintes résultant de procédures locales particulières. Ainsi, d’une manière générale, la durée des procédures d’adoption, variant d’un pays à l’autre, se situe entre un et trois ans.

L’autorité centrale pour l’adoption internationale (ACAI), placée auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, a pour mission notamment « d’orienter et de coordonner l’action des administrations et des autorités compétentes en matière d’adoption internationale ».

Le gouvernement, sensible aux difficultés rencontrées par les personnes désirant adopter, porte une attention particulière à l’amélioration du dispositif français pour l’adoption internationale.

Le Président de la République et le Premier ministre ont confié, le 4 octobre 2007, à M. Jean-Marie Colombani une mission de réflexion et de propositions relative à l’adoption, nationale et internationale, pour l’accomplissement de laquelle tous les services de l’Etat ont été invités à apporter leur plein et entier concours.

mercredi 14 novembre 2007

France Inter : Pourquoi est-il si difficile d'adopter un enfant étranger ?

Le Jeudi 8 Novembre, l'émission "Le Téléphone Sonne" sur France Inter a traité de l'adoption :

Au-delà de l'affaire de l'Arche de Zoé, questions sur les milliers de familles qui veulent accueillir un enfant du bout du monde et sur les règles de l'adoption internationale...

Invités :
- Danielle Housset, Président d'honneur de la Fédération "Enfance et Familles d'adoption"
- Yves Nicolin, Président de l'Agence française de l'Adoption
- Marie-Christine Le Bourcicault, Magistrate, membre du Conseil supérieur de l'Adoption


Voici l'émission (36:21 mn):

mercredi 7 novembre 2007

Mercredi 7 Novembre : émission sur l'adoption

Mercredi 7 Novembre à 21h sur LCP (La Chaine Parlementaire)
Le magazine 'Ça vous regarde' traite de l'adoption : pourquoi est-ce aussi difficile ?

Principe de l'émission :
- le thème est illustré par des sujets de 2 minutes;
- sur le plateau des parlementaires commentent et répondent aux questions des spectateurs;
- émission filmée en direct à 19H : les spectateurs munis de webcam peuvent donc poser des questions;
- il y a même un forum pour poser des questions avant l'émission http://cvr.lcpan.fr/

LCP est disponible sur la TNT, le cable, internet... plus d'infos sur http://www.lcpan.fr/chaine_reception.asp

Voici la vidéo (55:31 mn):

2007-11-07 - Ca Vous Regarde

- Les 22 premières minutes sont consacrées à l'actualité (dont une 10zaine de minutes est dédiée à l'Arche de Zoé);
- Le débat devient plus intéressant à partir de la 22ème minute.

jeudi 11 octobre 2007

La lecture du moment : "Parents de coeur : Comprendre l'enfant adopté"

Résumé:

Adopter un enfant est un projet merveilleux mais aussi un parcours semé d'embûches. Qu'on le veuille ou non, l'enfant que l'on s'apprête à faire sien a une particularité celle d'avoir été, un jour, abandonné.

Qu'éprouvent les parents avant ou après avoir accueilli un enfant qu'ils ne connaissent pas encore ? Et lui, que ressent-il ? Pourquoi ont-ils parfois du mal à se comprendre ?

La psychologue américaine Sherrie Eldridge, elle-même enfant adoptée, aborde sans tabou les non-dits liés à la souffrance de l'abandon. Elle rappelle aux parents adoptifs que certains des traits de caractère et des besoins de l'enfant sont directement liés à la cicatrice qu'il porte en lui. Afin de les aider à progresser, elle répond à toutes leurs questions et les invite à :
- ne pas dénier cette blessure
- comprendre qu'il peut avoir honte d'avoir été abandonné et s'en sentir coupable
- accepter sa colère qui peut exprimer la douleur de la perte
- admettre qu'il pense à sa famille de naissance, même s'il n'en parle pas
- reconnaître son besoin de savoir la vérité sur sa conception, sa naissance, sa famille biologique
- comprendre sa peur d'être de nouveau abandonné - reconnaître qu'il est différent de ses parents adoptifs...

Un livre indispensable qui aidera les parents et les enfants à se comprendre.

L'attachement... Comment s'y prendre ?

Voici quelques mot sur l'attachement, point essentiel pour que notre enfant nous adopte .

Source : Conférence de Mme Johanne Lemieux, travailleuse social spécialisée en attachement. Elle répondait aux questions le plus souvent posées par les parents en attente.

Q : Quel est la vie en orphelinat?
R : Des fois très très bien, parfois vraiment pas bien. Cela dépend grandement des dons et de l’aide reçu par les organismes. Vaut mieux se préparer au pire et espérer le mieux.

Q : quel est l’état d’esprit du bébé à l’orphelinat?
R : Il se demande pourquoi il n’arrive pas à ce que les gens répondent à ses besoins ce qui détruit sa confiance en soi. C’est pourquoi que la première chose à faire est de répondre à ses besoins. Ceci favorise grandement l’attachement.

Q : Quel est la différence entre la famille d’accueil et l’orphelinat ?
R : L’attachement est plus facile si l’enfant a eu une famille d’accueil car il y a une réponse quand il demande, donc il a de l’estime de soi et fait confiance à sa figure d’attache. Cependant l’enfant aura un deuil a faire face à sa figure d’attache, ce qu’il faudra respecter.

Q : Quel est la préparation à faire pour le premier contact ?
R : Il faudra être calme, solide, être rassurant et reposé. Il faudra avoir de la compassion pour l’enfant et non de la pitié.

Voici un petit truc pour l’attachement (les étapes) :

C hoc (24 à 72h) Lui apprendre qu’il peut avoir confiance en vous.
A pprivoisement (1 à 2 semaine)
A daptation (3 à 6 mois) Demande d’avoir une horaire fixe
A ttachement (6 mois)
S evrage (retour au travail)
E quilibre (la vie normale)

Conseils en vrac : Massage des pieds et des mains en lui parlant beaucoup favorise l’apprivoisement.

10-14 jours après le retour : Consulter un pédiatre spécialisé en adoption. Être indulgent envers nous même car on risque de ne pas se sentir un bon parent compétant dans les premières semaines.

Rester à la maison les trois premier mois, ne pas aller en voyage ou ne pas coucher ailleurs. Toujours un des deux parents avec l’enfant.

Après 3 mois : faire garder 1 h puis y aller graduellement. Parler de sécurité avec l’enfant, le rassurer.

Ne pas coucher l’enfant dans notre lit, ni en Chine, ni à la maison .
Si vous voulez le faire, faites le l’après-midi pour la sieste mais pas la nuit.

Ne pas réveiller un enfant qui fait des terreurs nocturne. Juste être certain qu’il ne peut pas se blesser et l’inviter calmement au sommeil. Ne pas ouvrir la lumière, faire le moins d’intervention possible.

Il est somnambule, il n’aura pas de souvenir de ce cauchemar si il ne se réveille pas.

Pour la garderie, opter pour un milieu familiale car les institutions lui rappelleraient l’orphelinat, ce qui pourrait lui donner un nouveau sentiment d’abandon. Ne pas le changer de garderie, il a besoin de stabilité.

Donner à votre enfant de l’amour et de la structure en même temps. Vous devez savoir dire non, être ferme et lui prouver qu’il peut avoir confiance en vous et que vous savez ce qui est bon pour lui.

Vous devez être les seuls à répondre aux besoins essentiels de l'enfant (couche,manger,dodo) pendant les trois premiers mois.

Pas de grosse fête au retour de Chine, l'enfant a besoin de calme car il vit déjà un autre choc.

Ne pas le passer de bras en bras, grand-mère, grand-père, tonton, cousine... Le garder dans le porte-bébé avec papa ou maman !!!