Documentaire Réalisé par Cédric de Bragança.lundi 15 septembre 2008
C’est quand le bonheur ?
Documentaire Réalisé par Cédric de Bragança.vendredi 23 mai 2008
Témoignage d'un parcours difficile
Elle attend Neha, sa fille du bout du monde
En janvier 2007, Marie-Hélène Le Pargneux, Caennaise de 44 ans, n'a pas pu ramener en France la petite Népalaise qu'elle veut adopter. Elle a passé près d'un an et demi au Népal avec sa « fille ». Elle vient d'en revenir, toujours aussi déterminée. «Qu'est-ce que je fais aujourd'hui avec une petite fille de huit ans à l'autre bout du monde ? »
Marie-Hélène Le Pargneux interpelle calmement. Ton égal. Visage impassible. Ses cernes et sa chevelure brune, en bataille dissimulent mal sa lassitude. Cette Caennaise de 44 ans, célibataire, est rentrée du Népal depuis un peu plus d'un mois. Elle n'a pas vraiment atterri. Neha, celle qu'elle appelle « ma fille », n'a pas été autorisée à la suivre. C'est une histoire d'adoption. Ses élans du coeur. Ses péripéties administratives. Ses ratés, parfois. Et une vie de famille qui démarre en pointillés. Marie-Hélène Le Pargneux est passée par toutes ces étapes. Malgré elle.
Début 2007, elle part au Népal avec la garantie de pouvoir adopter Neha. Toutes les formalités sont remplies, jusqu'à l'acte d'adoption, signé par les autorités locales. « Lorsque je suis arrivée à l'Ambassade de France, il ne me manquait plus que le tampon pour le visa. »
Si près, si loin. La situation se complique à ce moment précis. Interrogée par des fonctionnaires, la petite fille considérée comme une enfant de la rue, c'est-à-dire une orpheline, évoque ses parents biologiques vivants. Problème. Les autorités françaises se tournent vers leurs homologues népalais : l'accord des géniteurs de la fillette est évidemment requis.
Les avis de recherche se succèdent. Neha, qui avait quitté l'orphelinat, doit y retourner. Il faut attendre un an, janvier 2008, pour retrouver ses parents. Le couple signe le document d'abandon des droits parentaux. Un nouveau dossier est déposé auprès des autorités népalaises. Mais son traitement s'enlise. Retour à la case départ. Marie-Hélène Le Pargneux rentre en France.
Depuis, elle ne perd pas de vue son objectif : ramener Neha en France. En attendant, elle doit se contenter des souvenirs de son début de vie de famille, démarrée dès les premiers jours au Népal. « J'avais fait le choix de rester avec elle. » Jusqu'à l'orphelinat. « Je lui faisais faire ses devoirs le soir. » Un an et quatre mois d'un quotidien bien installé. D'incertitudes, de doutes, de craintes, aussi. « Au tout début, je pensais que ça allait se régler rapidement. J'appelais l'ambassade chaque jour, pendant plusieurs semaines. J'attendais à côté du téléphone. »
Rien n'est venu. L'angoisse a remplacé l'optimisme. « J'ai le moral à zéro. J'en ai passé des nuits blanches ! J'ai beaucoup craqué. Pleuré au ministère, là-bas. J'ai senti peu de compassion. Pour eux, c'est assez étrange. » Dans un pays où l'on ne montre pas ses émotions, la Caennaise les a beaucoup exprimées. Elle s'est sentie isolée, a nourri un « sentiment d'impuissance ». « Habituellement, je suis assez active. Là, je me suis retrouvée à ne rien faire. On est tout petit face à deux États. » Prise dans ce qu'elle appelle « un match de ping-pong », arrêtée « face à un mur ».
Coïncidence ? « La France a suspendu les adoptions d'enfants népalais peu de temps après cette histoire, admet le ministère des Affaires étrangères. L'Allemagne également. Il y avait un doute sur le fait que les enfants soient en situation d'être adoptés. » Quelque quatre-vingts dossiers français sont ainsi restés en souffrance. Mais ils avancent. Hier, Rama Yade, secrétaire d'État aux droits de l'Homme, recevait, à Paris, une cinquantaire de familles dont les enfants viennent d'arriver en France.
La difficulté au Népal, l'un des pays plus pauvres de la planète, provient de la nature des orphelinats. À la fois établissements d'accueil d'enfants abandonnés et foyers sociaux. Un mélange des genres proscrit par la convention de La Haye qui régit les règles de l'adoption dans de nombreux pays. Le Népal modifie actuellement sa législation pour s'en approcher avant de ratifier la norme internationale, pour garantir le respect des droits de l'enfant. Les célibataires n'ont pas vraiment le choix. « Les organismes d'adoption agréés ne nous acceptent pas. En France, c'est impossible. »
L'attente est devenue cruelle pour la Caennaise et la fillette. « Je me souviens, quand les premiers dossiers ont été réglés. Neha regardait passer les avions en pleurant. On finissait toutes les deux en larmes, dans la chambre d'hôtel. » Un véritable « cauchemar ». Qui révolte Marie-Hélène Le Pargneux, persuadée de payer les pots cassés d'un différend diplomatique né de cette situation. « Est-ce que les enfants doivent en faire les frais ? »
Cette semaine, la Caennaise tente d'actionner un levier politique. Elle rencontre des élus. Mardi, elle a été reçue par le cabinet de Rama Yade, au beau milieu d'une visite d'une délégation népalaise. Elle reprend espoir. « Une solution est envisageable », lâche-t-elle à la sortie.
Chez elle, une chambre attend Neha. Le temps presse pour cette psychologue auprès d'enfants placés. « Je suis en congés sans solde depuis tout ce temps. Un de mes deux employeurs n'a pas pu garder mon poste. Pour le second, l'échéance est fixée au mois de septembre. » L'été lui apportera-t-il le nouveau soleil de sa vie ?
Josué JEAN-BART.
Source : http://www.ouest-france.fr/Elle-attend-Neha-sa-fille-du-bout-du-monde-/re/actuDet/actu_3639-634029------_actu.html
(Merci à L&P)
samedi 29 mars 2008
Adoption and World Events
Adoption and World Events
March 26th, 2008
To China's credit, they have never allowed world events to interfere with adoption. I remember a statement back when our people were being held during the Hainan Island incident in 2001 and agencies inquired about whether travel could continue. The response was that the babies were not pawns to be played in a chess game, but babies who needed families. I know people who traveled during that time period, and while they were advised to not advertise the fact that they were Americans, they traveled on schedule with no delays.
Adoption did not even slow down when we accidentally bombed the Chinese Embassy back in 1999. Traveling families were advised to stay out of the public as much as possible, and sightseeing was discouraged, and IIRC the U.S Consulate personnel went to the families so the families didn't have to go to the consulate, but adoption did not slow down.
So, consider this a little bit of reassurance, adoption has never stopped for World Events or International Incidents.
Granted, the same people are not in charge now that were in charge then. But I have to hope that the statement will remain true, that babies are not pawns to be played in a chess game.
Notre traduction "libre" :
Adoption et les Evénements Mondiaux (26 mars 2008)
Au crédit de la Chine, ils n'ont jamais laissé les événements mondiaux interférer avec l'adoption. Je me souviens lors de l'incident de l'île de Hainan en 2001, lorsque "des américains" étaient dans l'attente, leurs "OAA" s'étaient rénseignées pour savoir si les voyages pourraient continuer. La réponse a été que les bébés ne sont pas les pions d'un jeu d'échecs, mais qu'ils ont besoin de familles. Je connais des gens qui ont voyagé pendant cette période, et alors qu'ils ont été conseillé de ne pas signaler qu'ils étaient Américains, ils ont voyagé dans les délais prévus, sans retards.
L'adoption n'a même pas ralenti lorsque "les Etats-Unis" ont accidentellement bombardé l'ambassade de Chine en 1999. Les familles voyageant "en Chine pour leur attribution" ont été conseillés de rester à l'écart du public autant que possible, les visites étaient découragés, et le personnel du consulat des États-Unis "s'est déplacé chez les familles au lieu que les familles se déplacent au consulat", mais l'adoption n'a pas ralenti.
Donc, considérez ce témoignage comme un peu de réconfort, l'adoption n'a jamais été stoppé à cause d'Evénements Mondiaux ou d'Incidents Internationaux.
Certes, "les personnes en place actuellement ne sont plus les mêmes qu'à l'époque". Mais j'ai l'espoir que cette déclaration sera toujours vrai, et que les bébés ne sont pas les pions d'un jeu d'échecs.
dimanche 9 mars 2008
Les frais d'une adoption en Chine
NON les adoptants "n'achètent" pas leurs enfants (quel vilain mot... ou plutôt il n'y a que des gens vilains - ou ignorants - pour l'imaginer).
Cependant au même titre qu'une grossesse il y a des frais inhérents liés à une procédure d'adoption... mais qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale (et là on peut parler d'injustice sociale).
A titre d'exemple, voici le budget détaillé des dépenses occasionnées par un couple français pour une adoption en Chine dans le contexte suivant :
- adoption avec une OAA
(la Famille Adoptive Française - FAF) - constitution du dossier en septembre 2005
- attribution en décembre 2007
- voyage de 20 jours du 19/01/2008 au 07/02/2008
(sans vols intérieur)
OUI l'adoption internationale coûte cher (11 045,59 € dans cet exemple... entre 10 000 € et 15 000 € en moyenne).
Ces frais sont exclusivement liés à la procédure, à l'accompagnement par une OAA (association loi 1901 à but non lucratif), au don pour l'orphelinat (pour participer aux frais de l'orphelinat) et au voyage... en toute transparence.
à bon entendeur, salut
jeudi 1 novembre 2007
Magali et Manu de retour de Chine avec leur fille Paloma
Voici un petit résumé de leur rencontre avec Paloma que nous trouvons très enrichissant car on a tendance à idéaliser cette rencontre. On l'imagine romantique mais la réalité est forcément différente. En effet, c'est un sacré changement pour l'enfant et chaque enfant réagit avec sa personnalité et son vécu.
"Coucou les filles !!!
Un petit passage au bureau pour faire coucou au papa qui a repris depuis hier donc j'en profite pour vous donner de nos nouvelles car à la maison je n'ai pas encore internet!
Alors alors ? j'en aurais pour des heures donc je vais résumé dans un premier temps, je vais téléphoner à Framboise qui pourra avec un peu plus de temps mieux vous raconter.
Nous avons vécu une première semaine très difficile, Paloma a refusé de s'alimenter pendant 4 jours entiers !! ce fut très dur pour nous et éprouvant. Tout la faisait pleurer et crier sauf nos bras mais en balade !!! nos bras et nos dos aie aie aie !!!
Le 5ème jour elle a enfin acceptée de manger mais que du solide et en morceau (pas de purée ni compote...) comme si elle refusait l'alimentation bébé.
Ensuite nous avons traversé une période où elle nous rejetait à nouveau, pour papa et maman les larmes ont coulées !! c'était trop dur.
Et et et ? le 9ème jour la petite Paloma s'est ouverte tout doucement...
Depuis tout va mieux, notre arrivée s'est bien passée, nous savourons notre bonheur...
Bon la miss s'impatiente dans ce grand bureau, je vais donc reprendre le chemin de la maison. Je vous embrasse toutes, j'ai bien souvent pensé à vous.
Magali maman HEUREUSE !! "
Merci Magali d'avoir pris un peu de temps pour nous donner de tes nouvelles. Nous sommes heureux de savoir que vous allez mieux tous les 3 et que le bonheur est maintenant au RdV. Très gros bisous à tous les 3
mardi 16 octobre 2007
Une chaleureuse pensée pour Magali, Manu et Paloma
Nous avons eu quelques nouvelles relayées par Françoise ('encore une copine internaute') et nous avons beaucoup appréciés les photos... C'est un réel plaisir de suivre leur séjour en Chine et de vivre ces premiers moments à 3. Cela nous regonfle le moral et nous aide à remplir notre sac de patience.
Nous pensons beaucoup à eux et nous leur souhaitons de profiter enfin de ce bonheur tant espéré et tant attendu... grosses bises à tous les 3.
mercredi 3 octobre 2007
De retour de Chine, témoignage d'une attribution
"Bonjour !
Ca y'est, nous sommes revenus de Chine vendredi avec notre choupette qui essaie de m'attrapper les mains car elle aimerait bien elle aussi taper sur le clavier.
Après 2 heures de pleurs, elle m'a adopté. Pourson papa, cela a pris un peu plus de temps.
Tout s'est passé comme prévu en Chine. Ce à quoi nous étions le moins préparés c'était la remise des enfants :
Elle a eu lieu dans la salle du CCAA où des couples américains venaient d'avoir leurs enfants. Il y avait énormément de bruits, des pleurs de bébé et une chaleur étouffante. J'ai vraiment été impressionnée à ce moment-là d'autant que la tension était à son maximum pour nous. Notre fille est arrivée quelques minutes plus tard et je l'ai reconnue tout de suite. Elle est restée très calme jusqu'à ce que je la prenne dans mes bras ...C'est difficile de décrire ces moments là, on est sur une autre planète, complètement absorbé par le bébé inquiet qu'on a dans les bras...
Bref, elle s'appelle Eden et on l'a tout de suite trouvée jolie. C'est une petite fille tonique et curieuse de 8 mois et demi qui n'est rassurée que lorsque sa maman ou éventuellement son papa sont dans son champ de vision.
Aujourd'hui on est encore un peu à l'est. Il y a le décalage horaire c'est sûr mais surtout une nouvelle vie qui s'organise pas à pas autour de la miss. Nous sommes en tout cas des parents comblés !!!
Courage à vous tous qui attendez.
Une chose est sûre, les Chinois et les OAA respectent leurs engagements.
Votre tour viendra. La seule question est QUAND ?"